Tam ky beach – Avec les locaux sur la côte 

Après une nuit plutôt reposante dans le train, nous avons choisi un petit arrêt local avant d’arriver dans la partie touristique du Vietnam. Un endroit qui n’est pas indiqué dans le lonely planet, c’est un bon gage d’authenticité ! L’hôtel vient de se construire sur une plage fréquentée que par des locaux et des pêcheurs.

Nous sommes contents de retrouver l’ambiance plage quittée en Thaïlande, mais c’est bien sur différent : grosses vagues, plage déserte, bateau de pêcheurs en bambous tressés,…. On saute dans les vagues mais pas trop longtemps car la température a baissé. Il ne fait plus que 20 degrés.

Bateau typique de pêcheurs 

On se renseigne sur les bus locaux en langage des signes, il semble qu’un bus va vers notre destination Hoi an le lendemain…

Pour le soir, on déguste les produits de la mer dans un petit resto typique. Comme il y avait uniquement une carte en vietnamien, on leur a demandé la spécialité locale en vietnamien et ce fut la surprise : des coquilles saint Jacques excellentes, poisson frais, feuille de riz,… le tout bien installés sur des chaises en plastique !

Le lendemain, on se balade dans le village. Tout le monde nous observe, nous sourit,  et nous salue. Un monsieur nous montre la fabrication d’un bateau panier rond en bambou tressé.

On nous offre des gâteaux à base de riz. On est bien imprégné dans la vie du village.

Marché local avec la pêche du jour

Il pleut un peu alors on propose à notre voisin de chambre une partie de cartes et les enfants s’éclatent dans les jeux de l’hôtel.


Voilà, petit pique nique avec des légumes du marché, des oeufs de caille d’une grand mère du village, des pains du marchand ambulant, et nous sommes prêts pour  prendre notre bus.

La vendeuse ambulante d’oeuf de caille

Nous enchaînons 2 bus très locaux puis 2 motos taxis pour arriver à Hoi an en seulement 2 heures de temps (50km).

Vue du bus

Ho Chi Minh – ville du sud

On quitte nos vergers tranquilles pour une ville fourmilière afin de retrouver notre ami Sylvain. Pas sur qu’on aurait fait une halte ici sans lui. Il y a de beaux musées historiques,  mais vraiment pas adaptés aux enfants (images choquantes).

Cela fait du  bien de voir une tête connue ! Il travaille dans une agence de voyage et est au Vietnam pour tester un circuit. Cela fait une semaine qu’il est là et sa peau d’hiver n’a pas résisté au soleil. Il est rouge écarlate.

Le lendemain (lundi ), on part ensemble sur les traces d’un crime, enquêter sur le meurtrier. 

Grâce à un livret avec des indices, on va d’herboristeries aux cafés, temples et échoppes dans le quartier chinois (cholon0) de la ville.

Ils ont même prévu en cours de routeun cyclopousse pour les enfants.

Le tour est bien réussi. Nous sommes bien immergés dans cette fourmilière de motos et activités

Nous avons trouvé le motif et le meurtrier.  On est trop fort!

Dur dur.. et il s’étonne encore des coups de soleil…

Sylvain continue son circuit et on part visiter mardi les édifices remarquables de la viļle.

Cathédrale

La poste (construite par eiffel)

Mosquée

Pour le dernier jour, c’est détente dans un parc aquatique. Je ne sais pas combien j’ai fait de tours de toboggans avec les enfants,  mais j’en ai encore des courbatures à monter les marches!

On part maintenant en train vers le nord, dans les couchettes classes avec un lit vendu comme mou.. je ne veux pas tester les durs !

On est maintenant  à Tam ky. Nous continuons notre périple, il reste 5 semaines de rêve, et plein de découvertes,  mais pas mal de choses commencent aussi à nous manquer: pouvoir faire quelque chose d’utile de ses mains, voir la famille ou amis, réfléchir. ..

Mais le moral reste très bon ! Bises, toujours ensoleillées

Vergers de Vinh Long

On découvre les provinces du mékong par les fenêtres du bus. C’est une province assez riche grâce aux industries plutôt familiales et tous les vergers. Le fleuve est une grande richesse pour eux et permet une irrigation efficace, la pisciculture et du fret facile.

Le bus avance à grand coups de klaxon qui signifie moi d’abord. Il double en permanence même si il n’y a pas de place. Les autres n’ont qu’à se pousser.

On continue en moto taxi car notre hôtel n’est pas accessible en voiture. On passe par la ville de Vinh Long. On a vraiment l’impression d’être dans une fourmilière. Des motos dans tous les sens. Ça klaxonne, ça double, à gauche,  à droite, les feux rouges sont là à titre indicatif et il ne faut ralentir que si on veut aller tout droit.

Après le ferry, on arrive finalement, et effectivement la voiture ne passe pas. Au mieux, c’est cimenté sur 1m de large.
La Guesthouse est perdue au fond de l’île au milieu des vergers.

Et les enfants sont ravis de la piscine et de tous les jeux à disposition.

Le restaurant  (très bon et copieux)  donne sur le Mékong.

Jeudi, on part à vélo dans les chemins des vergers. C’est très tranquille et agréable. On découvre les arbres avec les fruits qu’on mange.

On passe devant l’école du village. Hugo et Louise voulaient jouer avec les enfants. Nous sommes entrés et nous leur avons chanté une petite comptine. Du coup, la classe entière nous en a chanté une !

Même au fin fond du Mékong,  on trouve un marché..

Vendeuse surveillant son stand

Vendredi, on repart en exploration dans les chemins au gré des envies. On a vite fait de changer d’île sans s’en rendre trop compte et d’être obligé de rebrousser chemin.

Louise nous a demandé de s’arrêter pour aller voir une fleur, mais c’était un ananas !

Les temples arborent des dizaines de croix  de sérénité,  mais qui ressemblent aux croix gammées.  C’est assez troublant.

Samedi, on continue l’exploration en barque.

Le guide (qui ne parle pas un mot d’anglais) nous emmène goûter dans une famille ces fruits sucrés et légèrement laiteux.

En se baladant à pieds le soir, on passe devant sa maison et ses 2 vaches. Ils nous invitent à prendre l’apéritif (alcool de riz, servi à  coups de shooter)  avec lui et d’autres hommes. Nos connaissances du vietnamien limitent hélas grandement la communication…. ce qui fait complètement mentir leur réputation moyennement accueillante..

On part aujourd’hui en bus  (dimanche) pour Ho Chi Minh, la plus grosse ville du sud pour retrouver notre ami Sylvain  en voyage au Vietnam !
Bises!

Vietnam –  Chau Doc – ville frontière 

Une fois avoir passé 2 heures dans ce  poste frontière « branlant », on continue sur le Mékong. C’est dimanche (on est complètement hors du temps, on ne sait jamais quel jour on est..)

On y voit quand même notre premier chapeau pointu, une vieille dame qui pêchait dans le fleuve.

C’est à partir de cet endroit que le fleuve se transforme en delta. C’est aussi beaucoup plus animé que dans la partie cambodgienne. On croise des dizaines de péniches pleines jusqu’à la limite de flottaison de sable du Cambodge. On apprend plus tard que l’extraction est interdite au Vietnam,  ils vont donc juste à la frontière pour le collecter au fond du fleuve.

Après avoir trouvé un hôtel (on n’avait pas réservé car c’était plutôt dur de se faire comprendre  vu leur niveau d’anglais à  zéro), on part en vélo taxi. C’est assez serré,  mais ça passe. Au début il voulait même qu’on monte tous les 4 avec les gros sacs. Mais  2 par 2, c’était déjà bien !

 

On part se balader lundi sur l’île d’en face (nous sommes que sur des îles ici).  Même si les vietnamiens sont peu croyants, il y a quelques temples et mosquées.

Les maisons sont sur pilotis. Il vaut mieux, le fleuve monte de 4m par rapport à son niveau actuel en saison  des pluies. Il y a 10 ans,  il était monté de 5m inondant tout le delta.

Vendeuse ambulante poussant sa charrette de légumes

On tombe par hasard sur une fabrique de bâtons d’encens, semi-mécanisée.

 

 

Les bâtons sèchent au soleil au bord de la route

On retraverse sur une barque faisant les navettes. L’accostage est délicat sur une petite planche branlante.

C’est bien agréable de traverser doucement sans ronflement de moteur…

On finit la journée par un stand de nourriture de rue du marché. C’est un régal de manger cette cuisine fraîche,  pleine de saveurs, et assaisonnée d’herbes, citron et sauce de poissons..

Hugo veut aussi faire vendeur de rue !

Nouveau fruit non identifié ( on dirait un artichaut)

Il y a ici des temples bouddhistes mais plutôt de style chinois. Bouddha a changé d’aspect et est plus enveloppé.

On reste 1h à regarder le soleil se coucher sur le Mékong devant les allers et venues des personnes revenant du marché et le passage des  bateaux remplis de marchandises..

 

La nourriture du Vietnam convient beaucoup plus aux enfants ! Louise adore la sauce soja et veut en mettre sur tous les plats.

Mardi matin, on a pris un tour sur le Mékong aux aurores (7h).  On a commencé par le marché flottant qui est plus un marché de gros.

Les bateaux annoncent leur cargaison en accrochant sur des mâts un exemplaire de leur marchandise.

On est monté sur un bateau vendant des pastèques

On  a continué par la visite de fermes de poissons. Ce sont des grandes cages dans l’eau où grandissent des milliers de poissons d’élevage. Ci dessous, une ferme en réparation à gauche, et une en activité à droite.

Louise et Hugo donnent à manger aux poissons. Dès que les boules de nourriture effleurent l’eau, ils se ruent dessus. Les poissons sont exportés vers l’Europe,  souvent en filets.

Vendeuse pédestre de bananes et Jack fruit

Après la sieste,nous sommes partis  sur le mont Sam. C’est la seule colline du coin. On y grimpe par un  long escalier de pèlerinage avec des temples tous les 50m. Il y a quand même presque 300 m de dénivelé.

Victoire au sommet

Coucher de soleil au dessus du delta

Petite galère pour avoir de l’argent: Déjà,  peu de distributeurs acceptent la visa au Vietnam, mais ne l’indiquent qu’à la fin sans message très clair  (juste « invalid card »). Ensuite, le montant maximum par transaction est assez bas (100 ou 150€ max), et pareil,  si on demande plus, il indique juste transaction annulée. Nous avons réussi quand même à prendre de quoi survivre pour la prochaine semaine, mais en plusieurs fois et donc avec plus de frais bancaires.

Un vélo bien chargé 

J’ai enfin compris comment ils arrivent à mettre  des chaussettes avec leur tongs… ce sont des chaussettes spéciales pour tongs!
On part en bus pour Ving Long dans un hôtel paumé au milieu de vergers. Suite au prochain  épisode….

Phnom-Penh 

Après 2 mois et demi, on craque,  on part dans un restaurant français de la capitale du Cambodge,  Phnom-Penh. Louise et hugo prenent une tartiflette et mousse au chocolat. Un régal.

On a trouvé un  hôtel au calme dans cette capitale, difficile à trouver car c’est bien plus animé que Battambang. On fait une pause pour faire nos visas vietnamiens.

Vendredi, on va visiter le musée construit au temps de l’Indochine par des français. On y trouve beaucoup de statues extraites des temples, notamment d’Angkor, pour une meilleure conservation et éviter le pillage d’oeuvres d’art.

Vendeur ambulant de mangues

La ville est très contrastée. D’un côté des superbes maisons et énormes voitures (qui se garent sur les trottoirs et empêchent les piétons de passer) , et de l’autre, des abris  en toile ou tôle avec des enfants qui traînent portant seulement un t-shirt et mendiant.  

Samedi, on voulait visiter le grand palais. Mais c’est la pleine lune et donc le jour de bouddha. Il est donc fermé.

Du coup, plein de Cambodgiens viennent lui rendre hommage en faisant des offrandes comme des noix de coco, de l’encens, fleurs. . Il y a tellement de monde que les offrandes restent à peine 5 minutes avant d’être expulsées et jetées..

Vendeuse d’offrandes 

Ils lâchent, comme on avait vu à Chiang Mai,  des oiseaux après une prière. .

On continue le long du Mékong et on croise un pêcheur.  Malgré la couleur gris marron du fleuve, il remonte plein de poissons !

On tombe sur un marché bien typique et sans touristes  (il n’est pas marqué dans les guides !)

Canne à sucre

Ambiance garantie, entre les allées étroites,  les scooters qui passent quand même, les odeurs et négociations. .. Mais pas trop de vendeurs crieurs.

Hugo se fait même raccommoder son pantalon  troué .


On trouve ici quelques tuk-tuks vélos.  C’est la première fois qu’on en voit. Au Cambodge, ils les ont remplacés par des remorques tirées par des mobylettes ou motos presque partout..

L’aprèm,  on fait une activité enfant. On va au kid city,  centre avec une énorme structure avec toboggans pour se dépenser  au frais (on n’a même pas pensé à prendre des photos tellement ils étaient à fond )

Et le soir, Louise perd sa première dent. Elle est toute contente!

On quitte le Cambodge par la voie maritime, via le mékong.  Comme on avait nos visas, pas de problème. Mais pour une autre famille, ils avaient le visa gratuit avec l’accord entre ambassades avec la France. Le « guide » du bateau a essayé de les embrouiller en leur disant que c’était un visa simple entrée,  et que comme ils étaient allés voir les temples au Cambodge, ils ne pouvaient pas continuer. Il a essayé de les escroquer de 120$ pour aller voir les douaniers et arranger leur cas. Ils ne se sont pas laissés faire et ont finalement eu gain de cause en réussissant finalement à discuter directement avec le douanier (qui était sympathique). Ils ont juste donné 20$ pour le douanier pour ne pas attendre 2h de plus. On a gardé leurs enfants pendant ce temps pour leur éviter de voir leurs parents s’engueuler avec cet intermédiaire corrompu.. Du coup, 2h de retard, mais c’est super pour eux. Pour nous remercier de la garde des enfants, ils nous ont gentiment offert le dîner.  Merci!

C’est la fin, 2 semaines au Cambodge, c’est court, mais le Vietnam nous attend! C’est un pays qui a encore du mal à sortir de toutes les guerres qu’il a connues, et malheureusement avec peu de perspectives. Mais le détour valait le coup. Les paysages ne sont pas extraordinaires mais ils sont tous très agréables et ouverts aux rencontres. Et les temples d’Angkor sont quand même un  must !
On est aujourd’hui à Chau Doc au Vietnam.  Et ce n’est pas une légende, on a trouvé les fameux chapeaux  pointus !

Battambang 

On a décidé de faire un petit détour pour apprécier une ville typique et les campagnes du Cambodge.

On commence mardi par l’attraction du coin, le train bambou. C’est sur l’ancienne voie ferrée détruite par endroit par les précédentes guerres qu’ils ont fabriqué des trains de fortune pour du transport local. Avant , elles étaient utilisées pour transporter des matériaux et du riz, mais les voitures et mobylettes ont supprimé ce besoin.

Il n’y a que les touristes qui l’utilisent  encore. La voie est loin d’être de première jeunesse et le parallélisme des rails laisse à désirer !

C’est une voie unique, pour se croiser il faut démonter le train  pour laisser passer l’autre. Ça se fait assez bien.

On continue le mini tour avec la ferme aux crocodiles. Ils les élèvent pour les envoyer en Thaïlande pour leur peau. Il y en a plus de 2000 dans cette ferme et sont nourris avec 1tonne de poissons une fois par semaine.

Louise a le courage de tenir un bébé de 7 mois (ils n’ont toujours pas de dents à cet âge. .). Ils mettent 25ans à avoir leur taille adulte.

Après l’après midi passée au frais dans la chambre (il fait plus de 35° dehors), on mange avec des français en voyage pour 1 an.

Un repair café au Cambodge 

Je me fais offrir un verre d’alcool non identifié,  offert par simplicité par les habitants.  C’est fort !

Le lendemain, on part dans la campagne en vélo avec un guide. Départ tôt pour être rentré pour midi..

On commence par un vieux temple apparemment construit avant ceux d’Angkor.

École 

On continue à travers les chemins en terre dans des paysages de rizières asséchées  (il n’y a pas de canaux pour cultiver toute l’année). C’est la saison des mariages. On en croise 4 sur les 20km du tour.

Stockage de l’eau dans des grandes jarres pour se laver et boire (en saison  des pluies seulement ) 

On continue de visiter une fabrique de feuille de riz où notre guide nous explique les étapes longues et compliquées de leur fabrication, je serais incapable de les décrire. Sa famille en fabriquait aussi, d’où son expertise.

On passe dans un petit marché

On continue de visiter une distillerie artisanale de vin et alcool de riz. Ils font une double distillation .

On passe devant un espèce de centre de transformation des poissons dans le sel . Ils pourrissent 2mois avant d’en faire des pâtes de poissons pour soupes ou plats..

Et enfin une fabrication de riz gluant dans du bambou facile à transporter  pour les travailleurs et voyageurs.

Pour finir la journée, on part en tuk-tuk voir des chauves-souris. On ne s’attendait pas à ça. C’était très impressionnant de voir des millions de chauves-souris sortir de leur grotte allant toute dans la même direction,  sans interruption  pendant 30 minutes, vers le grand lac pour manger des moustiques  (ça c’est bien) et boire.

On part maintenant pour la capitale Phnom-Penh en bus « local »

Insectes grillés au terminal de bus 

Sieam Reap – temples angkor 2

Pour notre dernier jour de visite des temples, on retourne à Angkor Wat pour monter au dernier niveau..Samedi soir, on part pour le cirque, toujours avec notre chauffeur préféré,  Adam. C’est un spectacle mimant les scènes de la vie quotidienne en acrobaties. C’est très bien réussi, et mélange performances et humour avec succès.

On découvre les plats locaux, moins épicés qu’en Thaïlande mais très riches en goût. Voici l’amok poulet, à conseiller..

 

marche dans un temple hier…

Pour notre dernier jour de visite des temples,  dimanche matin, on retourne  à Angkor Wat pour monter au dernier niveau..

C’est le temple le plus grandiose. Il est immense et par conséquent très touristique. On arrive à monter sans faire la queue (de plus d’1h) en discutant avec 2 mamies françaises. Les enfants étaient restés avec Adam..

Ils enterrent une ligne électrique haute tension à 40cm de profondeur, à la pioche ! 

On part pour le dernier temple, Bateay srei, le préféré de notre guide.

Sur la route

Chronologie de construction des temples. 

Ce temple est bien plus petit, mais les décors sont très bien conservés. C’est très fin pour l’époque  (année 900)

On a retrouvé des plantes qui se protègent quand on  les touche.

Noix de cajou.  On ne mange que la partie basse…

Sucre de palmier caramélisé

Pour faire des bonbons…

Notre tuk-tuk. Il habite à une quinzaine de km de Siem Reap. Il habite chez ses beaux parents car il a osé se marier avec une femme non choisie par les siens. Il fait partie de la génération charnière où les enfants écoutent un peu moins les parents…

De ce fait, ils habitent à 17 sous le même toit. Les maisons sont montées sur pilotis,  avec une cuisine ouverte en bas, terre battue,  et un plateau où tout le monde dort en haut. L’hôtel le paye 12$ par jour pour des journées de  4h à 22h… Et il doit avoir sa moto, mettre l’essence, donner de l’eau. De plus , il est presque le seul salaire des 17 personnes. Ce n’est pas facile. C’est assez dur pour nous de faire face à cette pauvreté. 1$ est une grosse somme pour lui déjà. Il essaye d’avoir une intimité en construisant, dès qu’il peut s’offrir les matériaux,  une petite maison. Mais il n’a pas grand espoir du futur…

Malgré ça,  il reste optimiste, et se donne à fond. J’essaye de l’aider en lui faisant de la pub et en ajoutant des commentaires sur trip advisor.. il le mérite !

On met tout sur un scooter

Litchis frais, poilus

Le monstre de la piscine de l’hôtel

 

 

Lundi, on profite tranquillement de l’hôtel le matin pour partir à Battambang en début d’après midi. On met presque 4h pour les 175km, théoriquement sur autoroute, mais cette dernière bien défoncée.  Ça secoue!

 

Siem reap – temples Angkor

Apres une nuit dans un hôtel low cost en face de l’aéroport,  on se lève à 4h pour aller prendre l’avion. L’aéroport de pucket est tout neuf et on quitte la Thaïlande avec le lever de soleil.

On achete les visas et passe la douane sans problème.

Nous voici arrivés  au Cambodge. On a réservé un petit hôtel. Ils viennent nous chercher. Premier choc,  ils conduisent à droite ! Ça fait tout drôle après 2 mois en Thaïlande où ils conduisaient à gauche..

On a une chambre avec vue sur piscine, art deco, fruits frais, un vrai lit pour tout le monde, un petit dej top, massage offert, et chauffeur tuk-tuk  attitré inclus. C’est en fait un hôtel ultra luxe! (Pavillon d’Orient Boutique Hotel ) 

Après une grosse sieste, on va visiter le centre de la ville très touristique. Les rues ressemblent à ce qu’on a pu voir en Thaïlande,  même si l’alphabet change  (mais reste incompréhensible ) . On voit régulièrement des inscriptions en français.. Même si la monnaie est le riel , la majorité des achats se fait en dollars américains. Les prix dans cette zone touristique sont similaires à la  Thaïlande.

On achète un pass 3 jours pour visiter les temples . Les cambodgiens sont très accessibles et accueillants, sous réserve qu’on leur donne notre plus beau sourire.

Lever 8h pour le circuit court, qu’on prend dans le sens inverse sous le conseil de notre chauffeur Adam.

Le site fait 400km2. C’est immense. Les temples sont tous décorés et sculptés avec chacun leur spécificité. Quand c’est possible, Adam nous dépose d’un côté et nous reprend de l’autre.

J’ai fait plus de 250 photos en 2 jours. En voici quelques unes de ces endroits magiques..

Deux indigènes

Le fameux temple de Tom raider..

 

Ça grimpe

Un aperçu des décorations qui ont 1000 ans !

Jour 2, on a plus de soleil…

Ça grimpe toujours

Musique autour des temples par les mutilés des bombes anti-personnelles qui sont encore très présentes dans le pays..

Demain, on continue avec le temple principal, angkor Wat et un autre à une trentaine de km.

On hésite à faire un détour à Battambang lundi et mardi pour voir une autre facette du Cambodge. . A voir

La Thaïlande – le voyage facile

Pendant les 59 jours en Thaïlande, nous avons découvert ce pays riche en dépaysements : la  culture, les paysages, les habitudes, les plats…

Une petite animation de l’itinéraire des 59 jours est ici :

https://www.pictramap.com/app/view?p=6886c0

Avec tampon de sortie… juste à temps…

Je commence par les fruits, qui poussent bizarrement mieux à la chaleur de la Thaïlande que sous nos latitudes. On en mangeait presque tous les jours. Les fruits murs à point, locaux, achetés au coin de la rue ou dans les restaurants.  Cela va des connus comme les mangues, ananas et pastèques qui restent nos préférés, mais avec différentes variétés que l’on n’a pas en Europe.  

La mangue peut être jaune ou verte, l’ananas énorme ou petit… Du coup, on a appris à les repérer et trouver les plus sucrés. On ne se lasse pas d’un mango shake (mangue et glaçons mixés) ou d’un ananas entier tout préparé pour 40 baths. Ceux moins connus comme les litchis,  fruits du dragon, fruits de la passion, variétés de pamplemousse sont aussi au programme, mais un  peu moins sucrés.

Les temples sont omniprésents en Thaïlande, surtout dans le nord. On a aimé voir toutes les richesses de ces monuments . Ils se ruinent en offrandes ou dons pour les moines. Du coup,  ils sont très bien entretenus.

On a pu voir bouddha dans toutes les positions, en plaquage or, or massif, émeraude, pierre de taille.  Il faut faire du bruit dans les temples pour élever son karma grâce au gong ou baguettes dans des tubes de bambou.

Les tuk-tuks font religion ici. Toutes les villes ont leurs tuk-tuks, et chaque ville a son type de tuk-tuk. Ça va de la moto à 3 roues, au pick-up aménagé, avec sièges à l’avant ou à l’arrière, et dans tous les cas au grand air. C’est un vrai plaisir de les prendre.

Ils vont en général à une allure modérée avec leur moteur de moto et on a bien  le temps de voir le paysage et de respirer (pas trop un avantage à Bangkok). Il faut bien  sûr négocier, avec le sourire (sinon, on n’obtient rien) avant et on arrive toujours à avoir entre 50% et 75% du prix original. On  a payé de 20 baths à 300 en fonction des villes et de la distance. C’est très cher sur les îles. Les meilleurs prix sont  à Bangkok. C’est aussi à Bangkok qu’on a pu trouver les taxis avec compteurs (meter). Ils ont disparu du paysage ailleurs au profit des tuk-tuks et transports collectifs.

Se déplacer entre les villes est également facile et globalement bon marché. On a aimé prendre les transports locaux, bus sans portes ou trains tout ouverts, rustiques et à horaires variables, mais très réguliers.  On n’a jamais eu à regarder les horaires et on a toujours attendu moins d’une heure.

Des mini agences de voyages organisent aussi des vans entre les sites touristiques, avec service arrivée et départ de l’hôtel.  C’est forcément un peu plus cher, mais 2 à 3 fois plus rapide et évite les frais supplémentaires de tuk-tuk.

Pour finir, on a pris 3 fois des scooters. A Chiang mai où la ville est bondée mais la conduite très douce, lente et fluide. Ça donne une vrai sensation de liberté et permet d’aller partout. Une deuxième fois à Koh Lanta ou le vélo est impossible car les pentes sont raides sur les routes. Et enfin à Phuket à 3 par scooter . Dans tous les cas,  on dépassait rarement les 30 km/h.

La monnaie est le bath. 1€ vaut 37 baths. On n’avait que nos cartes bleues pour avoir ces précieux billets.  Il y a des distributeurs tous les 20m (sauf sur les petites iles où nous nous sommes faits avoir). II faut retirer le maximum à chaque fois, car on a une taxe de 200 bath avec nos cartes européennes. Ils n’aiment pas trop les coupures de 1000, environ 25€ mais on peut les casser facilement dans les boutiques comme le 7eleven en achetant une bouteille d’eau à 13 baths..

Il ne faut pas se le cacher, on est aussi venu pour voir les paysages et les belles plages. Paysages de rizières, premier producteur mondial, dans le nord et belles plages de sable fin dans une eau cristalline pour le sud. Malgré l’afflux des touristes, les centaines de kms de côtes permettent à tout le monde de trouver sa place. Le snorkeling et la plongée sont un régal ici.

Et pour finir, la nourriture bien sûr.  Elle tourne beaucoup autour du riz et pâtes  (de riz..). La nourriture fraîche de rue est un régal, faite devant toi et épicée selon les envies. Les brochettes de viande (pas toujours identifiée ) du marché ou les renommées pâtes Thaï.

On adorait se balader dans les marchés plein de couleurs et de surprises

Les restaurants proposent aussi beaucoup de fruits de mer et poissons bien assaisonnés. Les enfants n’ont pas énormément accrochés mais on a toujours pu leur trouver quelque chose. Les cuisines sont rudimentaires mais  propres (ou au moins le plan de travail..). Tous les glaçons sont achetés et on faisait de moins en moins attention. Sur les 2 mois en Thaïlande,  Hugo a été malade une fois a Sukhothai  et moi à ko ngai. Mais on est pas sur que ça soit du à la cuisine, c’est peut être aussi un coup de chaud/fatigue..

On a eu affaire aussi à un médecin  la première semaine dans une clinique privée ultra propre à koh samet pour une bronchite aiguë. Rien à signaler, très pro et Louise a  eu des antibiotiques qui l’ont remise sur pied en 24h..

Hugo et Louise ont énormément  changé et se sont ouverts aux autres,  oubliant leur timidité; Ils  savent maintenant tisser des liens rapidement grâce à leurs sourires et câlins.  Louise apprend à compter en anglais, Hugo a fait craquer tous les Thaïs avec son kan kun kráp  (merci) avec le petit geste des mains jointes devant la bouche…

On a fait beaucoup de rencontres,  majoritairement des voyageurs avec qui on a échangé notre passion pour le pays et les bons moments. Merci à eux!

Bref, c’est vraiment facile de voyager en Thaïlande.  Il y en a vraiment pour tout le monde.. et ça vaut le coup!
Pour nous, le voyage continue, on en a juste fait la moitié!

Phuket – fin de la Thaïlande

Le dernier jour à koh Lanta est très très tranquille. On profite de la plage jusqu’à 10h, avec châteaux,  tunnels dans le sable, snorkeling…  avant que le soleil ne soit trop chaud. Ensuite, direction la piscine avec massage pour moi… repos pour la sieste avant de retourner dans la piscine et coucher de soleil avec mojitos et piñia collada. Et enfin, notre resto préféré avec d’autres français pour échanger nos astuces…

Départ vers la dernière île, Phuket. Transfert en tuk-tuk puis ferry, avec une correspondance en pleine mer près de koh phi-phi et l’équipage qui lance au dessus de la mer les bagages, attrapés parfois au dernier moment !

On rejoint ma tante Martine et Louis qui habitent 3 mois par an à Phuket, dans un hôtel très familial sur les hauteurs de la plage de Patong.   Ils nous ont réservé la chambre d’amis de l’hôtel. Dès l’arrivée, on sent que l’endroit est très touristique. Les trottoirs sont bondés de touristes et leurs boutiques de grandes enseignes connues en Europe. On pourrait presque confondre  la ville avec la côte d’azur (en plus laxiste) incluant une circulation très dense. Pas de soucis, ici si on a envie d’un Mac Do ou café Starbuck et bars branchés.

Malgré ça,  Martine et Louis ont leurs bonnes adresses Thaïs. Nous ne sommes pas encore partis de la Thaïlande, mais nous pressentons  que la cuisine Thaï va nous manquer.

Mardi, on part en scooter vers la plage de Kata Yai. On a tous les services balnéaires possibles. Ça va du jetski, du ski nautique (avec des chinois pas à l’aise..), au parachute ascensionnel derrière un bateau et zone de baignade surveillée. Mais grâce aux relations de nos hôtes,  on a la meilleure place de la plage, une des seules qui soit à l’ombre. La mer est bien claire et doit dépasser les 30° facilement.

Le soir, on part vers le centre de Patong pour dîner  en direction d’un restaurant typique et renommé. C’est la semaine du nouvel an chinois,  et le restaurant en est envahi. Ils raffolent de langoustes et se photographient en selfie avec. Une langouste de 1,5kg coûte quand même plus de 7000 bath (200€), presque le salaire moyen de la Thaïlande qui est à 9000baths.

On traverse le centre commercial ultra moderne de la ville pour rentrer.

Le parking le plus imposant est bien  sûr celui des motos et scooters. .

Le lendemain, mercredi, on va vers la plage de Ya Nui, à 20 km environ.

La plage est très belle (sûrement la plus belle de l’île de Pucket). Les coraux sont magnifiques et colorés de teintes verte, violet,  bleu azur… ils sont bien préservés et forment des forêts aquatiques.

Le gardien de la plage veille…

C’est assez surprenant de croiser ces panneaux, surtout qu’ils ne sont pas factices !

On est maintenant à la fin de notre séjour en Thaïlande. Une page du voyage se tourne. On vient d’arriver au Cambodge, aux temples d’Angkor. J’essayerai de faire un petit bilan de ce super pays dès que j’en aurai le temps.